Un nouveau cadre européen des compétences clés

Un nouveau cadre européen des compétences clés

Le nouveau cadre européen des compétences clés pour l’éducation et la formation tout au long de la vie (mai 2018) insiste sur l’importance d’investir dans les compétences de base. […]

Extrait de la proposition de recommandation (janvier 2018) :

L’objectif de la recommandation proposée est d’améliorer le développement des compétences clés pour tous les Européens, tout au long de leur vie, et de promouvoir les mesures nécessaires pour parvenir à cet objectif. Elle encourage les États membres à mieux préparer les citoyens à l’évolution des marchés du travail et à la citoyenneté active dans des sociétés de plus en plus diverses, mobiles, numériques et mondiales et à développer l’apprentissage à toutes les étapes de la vie.

Elle recommande notamment d’investir dans les compétences de base, l’esprit d’entreprise et les compétences numériques ainsi que dans les compétences linguistiques, afin de permettre à chacun de participer activement à la société et à l’économie.

[…]

Mettre en ligne des cours, ils s’en mordront les doigts ?

Mettre en ligne des cours, ils s’en mordront les doigts ?

Le développement médiatisé de la mise en ligne des cours, en particulier dans le monde universitaire, (cf. Les universités d’élite s’ouvrent au web, de Tamar Lewin dans le supplément du NY Times livré avec le Figaro en date du vendredi 30 Novembre) est un phénomène qui mérite d’être examiné […]Malheureusement on s’aperçoit que dans l’esprit de nombre de personnes, tout s’arrête à la mise en ligne du cours filmé. Or il n’en est rien. Le cours filmé est en quelque sorte une marchandise d’appel qui doit amener à rejoindre une communauté d’apprentissage puis de voir certifier ses apprentissages. D’ailleurs les universités américaines qui font cela ont bien compris le filon…. ils attirent avec la vidéo, ils retiennent avec la certification… et l’accompagnement. […]

Lire cet article de 2012 encore d’actualité sur le blogue de Bruno Devauchelle

La nuit des moocs-vivants

Souvenez-vous. Les moocs annonçaient la fin des universités et des grandes écoles. Le savoir serait gratuit partout et abordable à chaque instant. Les meilleurs enseignants et leurs dizaines d’assistants nous produiraient des catalogues de connaissances et d’évaluations Aux autres les corrections et l’accompagnement pédagogique.

Ces attentes disproportionnées ont passionné les médias. Pourtant, depuis cinq ans, les classements des universités et des grandes écoles et leurs tarifs sont restés les mêmes. Et ceux qui annonçaient une révolution du savoir digne de Gutenberg insistent maintenant sur les limites des moocs. Un taux d’abandon important, des évaluations qui ne démontrent pas de compétences, une pédagogie très classique.

Pourtant des dizaines de moocs continuent d’être proposés et trouvent un public moins fébrile qu’à l’origine mais toujours aussi nombreux à s’inscrire. Le Mooc conçu par Rémi Bachelet et son équipe consacré à la gestion de projet termine sa douzième édition. Un mooc sur les « herbes folles » développé par Tela-botanica démarre ce mois-ci et compte plus de 20 000 inscrits. Les moocs proposés par la Réunion des musées nationaux en collaboration avec Orange et Mooc et Cie connaissent un succès régulier depuis plusieurs années.

Dans cet article, nous chercherons à préciser comment les moocs se sont adaptés aux évolutions de leurs publics dix ans après leur naissance. […]